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Tai-chi Chuan

Le tai-chi chuan est un art martial interne très populaire en chine, dont les mouvements, très lents, ont pour but de faire circuler le « QI » (le souffle vital). En France certains l’appellent la « gymnastique chinoise ».    

      Le tai-chi chuan se base sur la théorie du « Yin–Yang » : tous les mouvements et tous les événements de la nature ne sont que le résultat de l’opposition et de la complémentarité du yin et du yang. C’est à l’intérieur de cette relation que s’affirment les principes : dans le yin, il y a du yang ; dans le yang, il y a du yin.        

       Dans le tai-chi chuan, tous les mouvements sont harmonieusement composés de souplesse (yin) et de fermeté (yang), qui se transforment mutuellement.      

       La force prend sa source dans les talons, traverse les jambes, pour être sous le contrôle permanent de la région lombaire, puis parvient aux épaules et achève son mouvement aux extrémités, en associant la totalité du corps, qui se remplit d’énergie.      

 

      La pratique du tai-chi chuan se décrit comme une méditation en mouvement composée de gestes lents, souples et continus, qui fortifie le corps et rend l’esprit calme et serein.     

      Cette coordination de gestes est basée sur le développement de l’énergie interne ou QI. L’apprentissage consiste à mémoriser chacune de ces positions.

      Son rôle est d’harmoniser la pensée, le corps et l’esprit, de développer aussi bien le mental que le physique dans un but de bien être et de relaxation. Quand les mouvements (ou formes) du tai-chi sont bien exécutés, ils apparaissent rythmés, sans effort et suivant un flux continu.

 

Les bienfaits du tai-chi chuan :  

   

     *    Méditation du corps et de l’esprit.

      *    Relaxation et réduction du stress.    

      *  Amélioration du fonctionnement des organes du corps, par une meilleure sollicitation de la circulation du sang.   

*  Prévention des maladies et accroissement de l’espérance de vie, par une pratique quotidienne des mouvements.

*    Meilleure flexibilité des articulations.  

*  Prévention de la fatigue osseuse et amélioration de l’équilibre et de la       coordination des mouvements.

      *  Amélioration de la concentration mentale et physique par une meilleure visualisation de l’espace.                                                 

                                      

 

Historique

Le Tai-chi Chuan, d'origine Chinoise, à la fois pratique de santé, méditation en mouvement, travail sur l'énergie interne et art martial, est le principal style interne du Gong Fu.

 

(à gauche : La statue de Chen Wang-Ting)

Le Tai-chi Chuan fut crée par le maître Chen Wang-ting au début de la dynastie des Qing (17e siècle). Pendant longtemps le Tai-chi Chuan fut réservé aux membres de la famille Chen qui formaient la milice protectrice de leur village. C'est donc en toute logique que cette nouvelle discipline se développa dans les plus hautes sphères de la société pékinoise sous les Qing; hauts fonctionnaires et noblesse militaire des bannières mandchoues.

 

(à gauche : La statue de Zhang San-Feng sur le mont Wudang )

Selon une autre version, une légende attribue sa  création à un ermite taoïste, Zhang San-feng, vivant au treizième siècle sur le mont Wudang, un mont connu de longue date comme un haut lieu du taoïsme. Zhang San-feng pratiquant la boxe de Shaolin en aurait développé une forme plus souple en se fondant sur les principes taoïstes du "contrôle du souffle".

Le Style Yang est plus lent, plus monotone. Alors que dans le Chen, on observe des accélérations ou des ralentissements soudains. Resté plus proche des caractéristiques antiques, le style Chen associe l'énergie à la souplesse, l'accélération au ralentissement, afin de respecter la loi de polarité du Tai chi qui garantit l'équilibre dynamique. Les mouvements souples et énergétiques expriment le Yin et le Yang; l'accélération est Yang, le ralentissement est Yin.

Aujourd'hui le Tai-chi Chuan est sans conteste l'art martial Chinois le plus répandu dans le monde.

Le Qi gong et le Yin-Yang

 

La théorie du Yin-Yang, base même de la pensée chinoise antique, est une partie constituante très importante de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Le Yin et le Yang représentent deux aspects qui s’opposent tout en étant reliés et qui existent dans toute chose et phénomènes de la nature.

Il est à noter que le Yin et le Yang ne sont pas immuables, mais peuvent se transformer l’un l’autre. De plus, ils sont infiniment divisibles.

Il existe de l’énergie Yin et Yang dans le corps.

Une bonne santé demande un équilibre entre le Yin et le Yang, la maladie provenant de la surabondance ou insuffisance de l’un ou de l’autre.

La pratique du Qi Gong est un moyen rapide et efficace qui permet de maintenir ou de rétablir cet équilibre.

 

Quelles sont les différences entre Tai chi chuan et Qi gong ?

 

Dans le Tai chi chuan, la compréhension des exercices se fonde sur la technique de défense vue comme une attaque car il s’agit, avant toute chose, d’un art martial.

Le Qi gong, lui, consiste en une série de techniques visant exclusivement à l’amélioration de la santé, par une combinaison de mouvements circulaires et de respiration intérieure.

D’une manière générale, le Tai chi chuan doit intégrer certaines techniques spécifiques au Qi gong afin de préparer au mieux l’accumulation et l’émission de la force.

 

A quel âge faut-il débuter la pratique du tai chi chuan

 

Il n’y a pas d’âge idéal pour commencer le tai chi chuan.

 

                                   Les 2 principaux fondamentaux

 

Calmer l’esprit

Avant la pratique, il faut un esprit calme : Oublier petit à petit les actions et les émotions de la journée, qu’elles soient positive ou négatives, ce qui amène le physique et le mental à être entièrement présents.

Après quelques minutes, l’esprit est concentré pour la pratique.

La concentration de l’esprit, associée au relâché du corps pendant la pratique, donne une bonne image de la discipline.

L’intérieur est plein d’énergie, le corps est relâché mais il n’est pas mou.

Grâce à un esprit calme et concentré pendant la pratique du Tai-chi chuan, les mouvements seront justes et précis, la position correcte et stable, les mains, les yeux, le corps et les déplacements bien synchronisés, les mouvements facilement mémorisés.

Pratiquer avec calme et concentration est très bon pour le cerveau et le système nerveux. La volonté, sans s’en rendre compte, devient de plus en plus positive.

On peut dire que dans la pratique, le mental est parfois plus important que le physique : réussir ou ne pas réussir à se concentrer reflète le niveau de santé de la personne.

 

Relâcher le physique

 

Dans les temps anciens, les grands maîtres de Qi Gong, ont tous insisté sur le « relâcher ».

C’est une notion très importante dans la pratique du Tai chi chuan et du Qi Gong.

On ne peut pas pratiquer ces disciplines sans comprendre ce qu’est le relâcher.

C’est une condition d’équilibre entre le physique et le mental, l’intérieur et l’extérieur y compris la peau, la chair, les tendons, les méridiens, les os, les articulations et les organes.

C’est une condition d’équilibre entre la détente et la stabilité.

En chinois, on dit « relâcher mais ne pas être mou, contracter mais ne pas être raide ».

Nous pouvons ainsi diminuer la dépense d’énergie à l’intérieur de notre corps, diminuer la pression du muscle sur les vaisseaux, faciliter la circulation de l’énergie à l’intérieur de notre corps.

Grâce à cette circulation, l’énergie remplit tout le corps et vient nourrir tous les systèmes de fonctionnement (respiratoire, digestif, nerveux, circulatoire etc.).

En même temps, la circulation de l’énergie améliore et équilibre le fonctionnement des articulations et des muscles.

Le corps devient alors plus sensible, les mouvements plus précis, mieux synchronisés, il est disponible dans toutes les conditions. 

 

Les 3 coordinations

 

Intérieures : Cœur est relié à Yi (esprit), Yi est relié à Qi (souffle vital), Qi est relié à Li (force).

 

Extérieures : La main est reliée au pied, le coude est relié au genou, les épaules sont reliées aux hanches.